News

• MOTO GP
Casey Stoner (Ducati) a écrasé la concurrence et s'est relancé dans la course au titre en remportant le Grand Prix de Grande-Bretagne de la catégorie MotoGP. Il a devancé Valentino Rossi (Yamaha) et Dani Pedrosa (Honda). Randy de Puniet (Honda) est 12e et Sylvain Guintoli (Ducati) 13e.

• FINALE PRO D2
Au bout du suspense, Mont-de-Marsan a gagné son billet pour le Top 14 en gagnant la finale du Pro D2 32-23 face au Racing-Metro. Il a fallu les prolongations aux Montois pour s'imposer face à des Franciliens moins joueurs, qui passent à côté de leur objectif de la saison.

• TEST-MATCH
Samedi à Christchurch, les All Blacks sont logiquement venus à bout de l'Angleterre 44-12. Tout n'a pas été parfait encore, mais les Néo-Zélandais montent en puissance.

• L'Australien Ewen McKenzie sera le prochain entraîneur du Stade français. Un accord a été trouvé jeudi après-midi.

# Posté le dimanche 22 juin 2008 18:19

Grand Prix de France 2008 de Formule 1

D'APRES EUROSPORT.FR


Kimi Räikkönen (Ferrari) menait solidement lorsqu'un problème d'échappement l'a empêché de résister à son coéquipier Felipe Massa, dimanche. Le Brésilien s'installe en tête du championnat.

Felipe Massa (Ferrari) a profité d'un problème d'échappement rencontré par son coéquipier Kimi Räikkönen pour remporter le Grand Prix de France et ainsi prendre la tête du Championnat du monde des pilotes, dimanche à Magny-Cours. Räikkönen, vainqueur ici même l'an dernier et qualifié en pole position, était largement en tête quand un de ses échappements a éclaté peu avant la mi-course. Un bout de métal pendouillait de sa monoplace mais ne se décrochait pas. Le Finlandais a été contraint de ralentir la cadence et il n'a pu faire autrement que de laisser passer le Brésilien. Cependant, il a poursuivi sa route et a eu la chance que sa mécanique tienne le coup jusqu'au bout.

Grâce à l'avance qu'il s'était octroyée en début de course, il a relégué les autres concurrents à bonne distance et il a complété tranquillement le troisième doublé de Ferrari cette saison après Bahreïn et Barcelone. "Il faut parfois avoir un peu de chance et j'en ai bénéficié aujourd'hui avec le problème d'échappement qu'a connu Kimi, avouait Massa à l'arrivée. Il était plus rapide que moi en début de course, je ne pensais pas pouvoir le battre et deuxième aurait déjà été un bon résultat. Premier c'est mieux évidemment, et heureusement Kimi a pu lui aussi finir la course."

Ce troisième succès cette saison, le huitième de sa carrière, permet aussi à Massa de devenir le premier Brésilien à mener le championnat du monde depuis Ayrton Senna, en 1993 ! "On n'en est qu'au milieu de la saison, il reste 10 courses donc ça reste ouvert à 100 % , a tempéré Massa. C'est très bien de mener le championnat et j'espère que ça durera mais mon rêve n'est pas de mener, mon rêve c'est de le gagner, ce championnat."

Räikkönen était de son côté déçu de ne pas avoir pu s'imposer mais il savourait néanmoins les huit points qu'il ramenait, lui qui est passé près d'un nouvel abandon. "Je pense qu'avec quelques tours de plus on n'aurait peut-être même pas fini la course, a-t-il relativisé. Donc même si c'est décevant de ne pas gagner j'ai eu assez de chance pour finir et marquer huit points. Je suis maintenant dans une position qui me donne plus confiance au championnat."

Troisième derrière les deux Ferrari, Jarno Trulli était quant à lui très ému à l'arrivée. Il a offert à Toyota son premier podium depuis le Grand Prix d'Australie 2006, un résultat qui arrive aussi quelques jours après le décès d'Ove Andersson, qui a dirigé l'écurie japonaise lors de son entrée en Formule 1, en 2002. "La course a été très difficile, J'ai dû me battre de bout en bout mais au final, on a vécu un grand week-end, savourait l'Italien. Notre voiture est plus compétitive. Et je veux aussi dédier ce podium à Ove Andersson qui a beaucoup fait pour Toyota."

Trulli a en effet dû repousser jusqu'au bout les assauts de Heikki Kovalainen (McLaren), auteur d'une belle remontée depuis sa 10e place de grille. Le Finlandais a bien sauvé l'honneur pour l'écurie anglaise qui a cumulé les punitions ce week-end. Kovalainen avait ainsi écopé de cinq places de pénalité sur la grille pour avoir gêné Mark Webber (Red Bull) durant la séance de qualification. Sans cela, le podium lui tendait les bras. Son coéquipier Lewis Hamilton savait quant à lui qu'il serait puni de 10 places sur la grille après son incartade dans les stands à Montréal. Il a en outre écopé d'un "drive through" pour avoir doublé Sebastian Vettel (Toro Rosso) en coupant une chicane.

Déception enfin pour Renault, qui comptait lutter pour le podium avec Fernando Alonso. Mais l'Espagnol a perdu pied petit à petit pour échouer à la huitième place. L'écurie française peut au moins se consoler en voyant Nelson Piquet (7e) prendre ses premiers points cette saison. Sébastien Bourdais (Toro Rosso) a de son côté mené une course anonyme devant son public, terminant 17e.


CLASSEMENT PILOTES

Total
1 F.Massa 48
2 R.Kubica 46
3 K.Räikkönen 43
4 L.Hamilton 38
5 N.Heidfeld 28
6 H.Kovalainen 20
7 J.Trulli 18
7 M.Webber 18
9 F.Alonso 10
10 N.Rosberg 8
11 K.Nakajima 7
12 D.Coulthard 6
13 R.Barrichello 5
13 T.Glock 5
13 S.Vettel 5
16 J.Button 3
17 N.Piquet 2
17 S.Bourdais 2
19 G.Fisichella 0
19 A.Davidson 0
19 T.Sato 0
19 A.Sutil 0


CLASSEMENT CONSTRUCTEURS

Total
1 Ferrari 91
2 BMW 74
3 McLaren 58
4 Red Bull 24
5 Toyota 23
6 Williams 15
7 Renault 12
8 Honda 8
9 Toro Rosso 7
10 Force India 0
10 Super Aguri 0

# Posté le dimanche 22 juin 2008 18:14

Demi-finales du Top 14

Demi-finales du Top 14
Accroché à la pause, le Stade toulousain a accéléré en début de seconde période pour marquer trois essais en 15 minutes au Stade Français. Les Rouge et Noir s'imposent finalement 31-13 à Bordeaux et rejoignent Clermont en finale. C'est la même affiche qu'en 2001, année du dernier titre toulousain...

Il faisait lourd, très lourd en ce dimanche à Bordeaux, et le clasico entre les Stades promettait lui-aussi d'être bouillant, comme d'habitude. Toulouse, pour sa quinzième demi-finale consécutive en Championnat, alignait finalement son équipe type. Heymans, replacé à l'aile pour ménager un peu son épaule, Dusautoir et Servat étaient bien titulaires. A l'issue d'une saison interminable et épuisante, entre deux équipes très proches malgré un style de jeu très différent, le tout sous une chaleur moite et irrespirable, on se doutait bien que la fraîcheur physique ferait la différence. Surtout que l'affrontement a démarré par un rugueux défi physique dans l'axe, déjà exigeant pour les organismes. Après l'échec en finale de Coupe d'Europe, les Toulousains avaient juré de tout faire pour se venger en Championnat. Ils n'ont pas menti. Plus agressifs, un peu plus entreprenants aussi, ils dominaient plutôt le début de rencontre. La consigne était sans doute la même que celle des Clermontois samedi, à savoir mettre beaucoup de rythme pour déplacer l'adversaire et créer des espaces.

Après vingt minutes de domination, les Haut-garonnais ont logiquement concrétisé par deux pénalités d'Elissalde, et ils auraient même pu viser mieux si Bouilhou avait regardé extérieur sur une superbe percée de Médard. Son retour intérieur vers Jauzion permettait aux Parisiens de revenir défendre. Mais les champions de France avaient quand même du mal à imposer leur jeu. Ils étaient indisciplinés, manquaient ainsi souvent de patience, à l'image de ces deux drops improbables tentés par Hernandez. Leur défense impeccable leur permettait tout de même de limiter les dégâts, et leur mêlée prenait petit à petit le dessus. Bref, le combat s'équilibrait, le rythme baissait, pas le nombre de fautes de main, et tout restait à faire dans ce match tendu, sans surprise. Les intentions étaient toulousaines, malgré cet essai refusé à Parisse, mais le Stade Français était rarement inquiété. Serré, crispant, pas franchement spectaculaire mais très intense, bref, comme un Stade Français-Toulouse.

Après une mi-temps passée sur la pelouse, sous les parasols pour les Toulousains, dans le couloir au frais pour les Parisiens, afin éviter le long tunnel de Chaban Delmas, Toulouse est reparti à l'attaque, sur le même schéma, en mettant du rythme. «Entre Paris et Toulouse, ça se joue toujours sur des détails», rappelait Elissalde avant la rencontre. Restait donc à attendre ce fameux tournant. Il est venu d'un essai à la course de Maxime Médard après un coup de pied de Kunavore, suite à un nouveau ballon perdu par le Stade Français. Toulouse avait pris dix points d'avance d'entrée, et avait bien l'intention d'enfoncer le clou dans la foulée en accélérant nettement. Il lui a suffi de profiter des fautes encore trop nombreuses des Parisiens pour marquer trois points de plus et creuser un écart conséquent de treize points. Les hommes de Fabien Galthié n'avaient plus le choix, il fallait tout tenter pour revenir.
Le nombre incalculable de ballons perdus au sol ou sur fautes de main a rapidement plombé leurs espoirs. Surtout que Toulouse dominait aussi en touche, et sur un ballon contré par Albacete, Jauzion marquait entre les perches, après plusieurs temps de jeu, l'essai du KO pour le Stade Français, qui allait boire le calice jusqu'à la lie avec un troisième essai d'école de Yannick Jauzion, après un nouveau ballon perdu. Le second acte était à sens unique, et le champion de France avait complètement lâché prise. Vexé, il a quand même montré une belle réaction d'orgueil, récompensée par un essai de filou de Fillol. Mais Toulouse était simplement plus fort, notamment grâce à une démonstration du talent de Médard. Fritz ajoutait un drop pour finir, et le Stade Toulousain ira chercher un 17e sacre au stade de France. A Paris, il s'agit maintenant de reconstruire.



Clermont s'est qualifié pour la finale du Top 14 en battant Perpignan (21-7), samedi à Marseille. Les Auvergnats n'ont jamais tremblé. Ils joueront leur neuvième finale la semaine prochaine au Stade de France. Ce sera contre le Stade toulousain vainqueur du Stade français à Bordeaux, 31-13

Voilà l'été, enfin l'été ! En même temps que cette rengaine bienvenue, le Top 14 passait enfin à ses phases finales avec un premier choc très attendu entre Clermont et Perpignan. Le stade Vélodrome avait décidé de fêter dignement cet honneur, avec un soleil de plomb, une température caniculaire et des virages embrasés par des milliers de supporters jaunards ou sang et or. Le jeu flamboyant de l'ASM contre le rugby à l'ancienne de l'USAP, l'opposition de style était totale, elle fut criante d'entrée. A une percée de cinquante mètres de Baby, les Catalans ont répondu par une cocotte autour du vieux guerrier Porcu, parfait symbole de l'équipe. Très entreprenants, les Clermontois ont largement dominé le début de rencontre, profitant aussi de l'absence de David Marty, finalement forfait, pour passer souvent au coeur de la défense adverse. Le pressing, la vitesse, l'envie incessante de jouer des Auvergnats empêchaient tout simplement l'USAP de jouer au rugby, de voir le ballon, et surtout de se sortir de son camp. Après une démonstration de 10 minutes, il fallait quand même marquer, et Brock James s'en chargeait d'un drop imparable. Clermont assumait sans ciller son statut de favori, et avait pris le jeu à son compte, avec autorité.

Mais Perpignan connaissait très bien le scénario, et savait pertinemment qu'il faudrait d'abord faire le dos rond. Et le choix de Jacques Brunel de mettre six avants sur le banc en disait long sur la tactique catalane. Pour l'instant, ses hommes se contentaient donc de défendre et d'occuper le terrain au pied, bref d'attendre leurs adversaires. Mais face à des joueurs comme Nalaga, c'est dangereux, voire suicidaire, et Nicolas Laharrague peut en témoigner : sur une énième relance de Baby, la bombe fidjienne lui a collé un raffût d'école, aussi humiliant que spectaculaire pour aller planter son 17e essai de la saison, pour son... 16e match ! L'ASM avait fait le break, et c'était franchement mérité. Complètement étouffé, l'USAP n'existait pas, et aurait même pu encaisser bien plus que seize points dans cette première période à sens unique. On se posait des questions sur la fraîcheur des Auvergnats après une fin de saison moins flamboyante, leur réponse était cinglante et superbe.

Après quarante minutes à courir après le ballon et les maillots jaunes qui le portaient, les Catalans se trouvaient devant un problème quasi insoluble : comment remonter seize points et prendre le dessus sur la machine jaune et bleu, quasiment inarrêtable lorsqu'elle évolue à ce niveau. Au lieu de rendre systématiquement le ballon à un adversaire qui ne demande que ça, il leur fallait désormais le priver de munitions pour imposer leur jeu. Mais ils ont vite déchanté, et n'ont même pas eu le temps d'y croire. Comme souvent en première période, les Perpignanais ont commis trop de fautes, notamment des en-avants, signes de leur impuissance. Et aussi et surtout trop de plaquages manqués, comme sur cette touche rapidement jouée où Nalaga s'est encore amusé à distribuer des cartes de visite en passant avant de plonger une nouvelle fois dans l'en-but. La démonstration tournait à l'humiliation, et seuls des péchés de gourmandise (Baby par exemple) ont sauvé les Catalans d'une déroute encore plus lourde. Ensuite, la chaleur a commencé à marquer les organismes, le rythme est logiquement retombé et Clermont a laissé venir. Il y eut bien un beau sursaut d'orgueil de l'USAP pendant vingt minutes, récompensé par un essai de Laharrague pour l'honneur. Mais la messe était dite depuis longtemps, et Clermont pouvait déjà gérer pour préparer sa finale. Les Jaunards ont encore justifié la couleur de leur maillot, il ne leur reste plus qu'à vaincre le signe indien samedi prochain.

# Posté le dimanche 22 juin 2008 18:05

Euro 2008 : Quarts de Finales

Euro 2008 : Quarts de Finales
L'Espagne s'est qualifiée pour les demi-finales de l'Euro après avoir éliminé l'Italie aux tirs au but à Vienne (0-0, 4-2 t-a-b). Jeudi, les Espagnols affronteront la Russie en demi-finale.

La Russie s'est qualifiée pour les demi-finales de l'Euro après avoir éliminé les Pays-Bas (3-1) après la prolongation. A la fin du temps réglementaire, les équipes étaient à 1-1. Les Russes affronteront le vainqueur de Espagne-Italie en demi-finale.
On attendait un duel d'attaque, une lutte acharnée entre les deux formations les plus offensives du tournoi. Avec des déferlantes oranges à n'en plus finir. On a eu droit à tout l'inverse, ou plus exactement à une véritable leçon de tactique du maître Hiddink sur l'élève Van Basten. Le plus logiquement du monde, la Russie du premier a fini par prendre le dessus, après prolongation, sur les Pays-Bas méconnaissables du second (3-1 a.p.), s'offrant du même coup son premier billet pour les demi-finales d'un Euro depuis l'éclatement de l'URSS. Contrairement à ce qui avait pu être annoncé par Van Basten lui-même, la présence de son illustre compatriote sur le banc adverse a finalement considérablement joué. Celui qui avait avoué tout connaître des Oranje, qu'il a dirigés pendant quelques années, a parfaitement réussi son coup. Au programme, un Semak libéro devant la défense et chargé de prendre van der Vaart en individuelle, et un milieu à trois (Saenko - Semshov - Zyryanov) appelé à reculer le plus vite et le plus tôt possible à la perte du ballon. Une manière bien pensée de ne laisser aucun espace à des génies néerlandais qui ne demandent que ça.

A vrai dire, son plan a fonctionné à merveille, tant les Néerlandais ont semblé perdus, voire amorphes, pendant 120 minutes. Pas de percussion, pas la moindre trace de cette folie largement entrevue contre la France ou l'Italie. Non contents du casse-tête proposé à leurs prestigieux adversaires, les Russes, totalement décomplexés, ont également su jouer à fond la carte du contre. A tel point qu'ils auraient pu, sans un van der Sar au top de sa forme, aisément mener à la pause, finalement atteinte sur un score nul et vierge plutôt flatteur pour les Oranje. Le retour des vestiaires a été du même acabit. A savoir, une constante domination russe, assez vite récompensée par une ouverture du score signée Pavlyoutchenko, à la réception d'un caviar de Semak (57e, 1-0). A force d'accumuler les mauvais choix dans le dernier geste sur leurs innombrables contres, les protégés de Guus Hiddink ont pourtant fini par payer cher leur manque évident de réalisme, en laissant van Nistelrooy, de la tête, arracher une prolongation longtemps inespérée (88e, 1-1). Tout était à refaire.

Visiblement pas vexés d'en être arrivés là, Semak et les siens n'ont jamais lâché, ni même baissé de rythme. Le scénario s'est avéré être une copie conforme de ce match étonnant. A savoir une Russie maîtresse du ballon et des opérations, mais souffrant d'une inefficacité chronique devant le but. Jusqu'à ce centre assez étrange lui aussi de l'intenable Archavine, poussé dans le but vide par Torbinski d'une sorte de talonnade peu académique (112e, 2-1 ). Une sanction logique pour des Néerlandais longtemps miraculés, qui ont fini par boire la tasse cinq minutes plus tard sur un nouvel exploit de ce joyau qu'est Archavine, buteur d'un pointu entre les jambes de van der Sar (117e, 3-1). La messe était enfin dite. Si brillants lors du premier tour, les Oranje, sortis sous l'ovation de leur irréprochable public, n'ont pas à rougir. Ils sont tout simplement tombés ce soir sur plus fort qu'eux. Ou mieux préparés, c'est selon
D'APRÈS LEQUIPE.FR

Vendredi à Vienne, la Turquie est restée fidèle à sa légende naissante d'équipe qui ne meurt jamais. Après deux heures de combat face à la Croatie, elle a fini par céder à la 119e minute avant d'égaliser à la dernière seconde et de voir son adversaire s'effondrer aux tirs aux buts (1-1, 3 t.a.b. à 1). Pour la première fois dans le dernier carré de l'Euro, six ans après sa demi-finale mondiale, elle affrontera mercredi l'Allemagne.
Les larmes de Srna, d'une désolation comme on en voit rarement sur un terrain de sport, resteront le symbole de cette défaite croate. L'explication, elle, a duré deux heures car la Croatie aurait pu gagner ce quart cent fois. Passé le premier quart d'heure, où les Turcs les ont pressés très haut et très fort, jusqu'à frôler l'ouverture du score sur une frappe d'Hamit Altintop (9e), les Croates ont dominé l'essentiel du match. Dominé n'est pas le mot juste : ils ont profité du fait qu'au bout d'une demi-heure, les Turcs ont compris qu'ils devraient défendre plus bas pour tenir. Cela leur a permis de s'offrir de belles occasions, une tête sur la transversale d'Olic (19e), un pointu de Kranjcar (56e), un coup franc enveloppé de Srna (84e), autant de regrets et la liste est loin d'être exhaustive. Mais ils ont aussi perdu nombre de ballons bêtement, comme tirés vers le bas par une équipe sérieuse mais sans aucun génie. Au moins les Turcs ont su relever la tête en prolongation, notamment avec une frappe de Tuncay (102e). Ce n'était pas la fantasia non plus mais ça leur a permis de rester dans le match jusqu'au bout. On en comprend mieux l'importance.

L'Allemagne a fait parler sa puissance physique pour s'imposer devant le Portugal (3-2) en quarts de finale de l'Euro 2008. Déjà en tête à la pause (2-1), les Allemands ont su résister jusqu'au bout au retour des Portugais. Ils affronteront le vainqueur de Croatie-Turquie pour une place en finale.
Prévenez les autres quart-de-finalistes : l'Allemagne est de retour ! Alors qu'elle s'était un peu égarée lors d'un premier tour laborieux à souhait, la Mannschaft a opéré une formidable mise au point en piétinant le Portugal (3-2) qui n'a pas eu le temps de comprendre ce qui se passait. La Selecçao se présentait pourtant dans un habit de favori tout neuf pour elle et, allez savoir, peut-être un peu grand pour ses jeunes épaules. L'Allemagne a assuré elle-même le réajustement. À sa manière !

"Il ne faut pas se laisser aveugler par le beau jeu et ne pas oublier les vertus qui font notre force." Michael Ballack connaît ses classiques : puiser dans ses racines pour mieux avancer. Il faut dire que jusque là, l'Allemagne intriguait. Favorite ou surcotée ? Joueuse ou pragmatique ? Lucide, Ballack avait bien compris le piège de l'héritage de la Coupe du monde 2006 marquée par le souffle offensif des locaux et ce label, nouveau outre-Rhin, d'équipe spectaculaire. Pas question donc de se lancer dans un concours d'esthétisme face aux artistes portugais, un combat perdu d'avance. C'est en se branchant en mode physique que l'Allemagne a surclassé son rival, pourtant favori à plus d'un titre.

ESPAGNE - ITALIE : 0-0 (4-2 au t.a.b.)
Tirs aux buts : Villa, Cazorla, Senna et Fabregas pour l'Espagne; Grosso et Camoranesi pour l'Italie

PAYS-BAS - RUSSIE : 1-3
Buts : Van Nistelrooy (86e) pour les Pays-Bas - Pavluychenko (56e), Torbinski (112e) et Arshavin (115e) pour la Russie.

CROATIE - TURQUIE : 1-1 a.p.
Buts : Klasnic (119e) pour la Croatie; Semih Sentürk (122e) pour la Turquie

ALLEMAGNE - PORTUGAL : 3-2
Buts : Schweinsteiger (22e), Klose (26e), Ballack (62e) pour l'Allemagne - Gomes (40e) et Postiga (87e) pour le Portugal

# Posté le samedi 21 juin 2008 04:48

Modifié le dimanche 22 juin 2008 17:37

Baromètre équipe de France après France-Italie (0-2)

Baromètre équipe de France après France-Italie (0-2)
GREGORY COUPET
L'ex-gardien lyonnais aura fait ce qu'il a pu. Délaissé par une charnière centrale Abidal-Gallas aux abois puis par une paire Boumsong-Gallas en rodage, il a été sollicité plus qu'il ne l'aurait dû. Impuissant sur les deux buts italiens - pris à contrepied sur le coup-franc de De Rossi - il a en revanche évité une addition plus corsée à ses hommes, déviant notamment un coup franc de Grosso sur son poteau (44e).
Il aurait sans doute également remporté son duel avec Toni, étant bien placé, si Abidal n'avait pas causé le penalty.


FRANÇOIS CLERC
Titularisé au poste d'arrière droit en raison de la méforme de Sagnol, il aura connu une soirée frustrante. Ne sachant pas s'il devait défendre ou s'il devait délaisser son couloir pour soutenir Govou, il a passé son temps à chercher sa place. De plus, souvent bien placé lors des (quelques) offensives françaises, il fut relativement ignoré. Au final, il s'est contenté de jouer simple, ne commettant aucune erreur notable.


WILLIAM GALLAS
Il est ressorti indemne des nombreux changements opérés par Tonton Domenech pour ce dernier match de poule. Cependant, sa fraîcheur physique a encore fait défaut, essentiellement au cours d'une première demi-heure infernale où son marquage sur Toni est apparu bien timide. Il a en revanche été plus à son aise aux côtés de Boumsong, réalisant une heure sérieuse sans avoir le jus nécessaire pour en faire davantage.



ERIC ABIDAL
Depuis plusieurs mois, l'ancien lyonnais enchaîne les prestations quelconques voire médiocres. Et l'occasion lui était offerte de prouver sa valeur en débutant aux côtés de Gallas dans une charnière inédite aux dépens d'un Thuram. Mais son match a été une catastrophe, systématiquement battu dans les duels par Toni. Coupable d'une grossière erreur en début de match (4e) il concédait désespérément un penalty sur Toni en position de dernier défenseur, provoquant son expulsion logique (25e), alors qu'il avait laissé le transalpin libre de tout marquage.


PATRICE EVRA
Comme face aux Pays-Bas, l'un des rares motifs de satisfaction vient du couloir gauche où Evra a mis à profit son activité pour animer son côté. Un repli défensif timide dans la première demi-heure, puis déterminant par la suite lorsque l'Italie évoluait en contres. Quant à son apport offensif, il a été méritant au vue du contexte. Privé du point d'appui qu'aurait pu être Ribery, son entente approximative avec Benzema, l'a souvent contraint à déborder seul.


CLAUDE MAKELELE
Si sa prestation contre la Roumanie peut être exempte de tout reproche, le reste de la compétition a été un calvaire pour lui. De nombreuses pertes de balle, un match passé à courir vainement derrière le porteur de balle, son ultime sortie en Bleu est toutefois à atténuer au replacement plus offensif de Toulalan le laissant parfois bien seul à la récupération. Il laissera tout de même un grand vide, aussi bien sur le terrain que dans le vestiaire.


JEREMY TOULALAN
Le milieu de terrain aura été le meilleur Français de la partie. Omniprésent dans l'entrejeu, il a su s'adapter aux besoins de son équipe en jouant avec justesse vers l'avant suite à l'expulsion d'Abidal. Malgré un jeu parfois trop agressif, l'ancien Nantais a été le patron de son équipe au milieu de terrain grâce à sa lecture de jeu et à une qualité de passes intéressante.


SIDNEY GOVOU
L'un des meilleurs Français contre les Pays-Bas a cette fois connu une rencontre plus difficile, souvent cerné par deux ou trois italiens se méfiant à outrance de sa capacité de débordement. Il a fait ce qu'il a pu, cédant sa place à ANELKA (67e), transparent, et qui ne finit plus de décevoir depuis son arrivée à Chelsea.


FRANCK RIBERY
Le meilleur atout offensif des Bleus n'a pas eu le temps de se mettre en évidence, malgré une ou deux accélérations. La faute à une blessure prématurée (7e). A priori, il s'agirait d'une entorse du genou.
Il a été remplacé au pied levé par NASRI qui n'a guère eu davantage de temps pour prendre ses marques, si ce n'est pour délaisser le flanc gauche pour repiquer dans l'axe. Suite à l'expulsion d'Abidal, Domenech le sacrifiait (à tort) au profit de BOUMSONG (26e). Le temps de rodage de ce dernier aux côtés de Gallas a valu quatre opportunités à Toni avant que son entrée parvienne à stabiliser la défense. Au final, Boumsong a réalisé un match propre malgré le contexte difficile.


KARIM BENZEMA
Réclamé à corps et à cri à la pointe de l'attaque, Benzema a considérablement déçu. Certes, il est l'auteur de la meilleure occasion française du match (75e) mais il a essentiellement frappé les esprits en multipliant les mauvais choix aux avant-postes. L'expulsion de Ribery l'a rendu orphelin sur la pelouse où son replacement côté gauche n'a pas été une franche réussite. Bref, un très bon voire excellent joueur de L1, mais c'est tout (pour l'instant)....


THIERRY HENRY
Promu capitaine en l'absence de Vieira et de Thuram, le seul buteur français de la compétition a eu le mérite de se battre de bout en bout. S'il a tenté de proposer des solutions en se montrant très remuant aux avant-postes, il n'est à créditer que d'une frappe dangereuse au cours de la rencontre (34e). Toutefois, il n'aura pas grand chose à se reprocher.

# Posté le mercredi 18 juin 2008 11:14