Test de Overlord : Raising Hell (PS3, X360, PC)

Test de Overlord : Raising Hell (PS3, X360, PC)
Lassé d'incarner les preux héros sans reproches, fatigué que le sort de l'univers repose sur vos épaules ? Ca tombe plutôt bien, Overlord vous propose de mettre de côté votre morale et vos bons sentiments pour chausser les bottes d'un seigneur tout ce qu'il y a de plus malfaisant et despotique, dont le seul but est d'asseoir sa domination sur le monde, à l'aide de larbins dociles qui obéissent à ses moindres ordres. Avec son concept rafraîchissant, ses bonnes idées de gameplay, et son univers loufoque et plein de personnalité, Overlord pose ses griffes velues sur la PlayStation 3, un an après avoir investi le PC et la Xbox 360. Un retard bénéfique en terme de contenu.

Graphismes : 14/20
Le rendu, dopé aux effets next-gen, met en scène les décors typiques du fantastique occidental. Le champêtre aux mille fleurs répond au sous-bois bleuté des Elfes, les terres brûlées par les sillons de lave précèdent des cités médiévales fortifiées, aucun environnement cliché ne vous sera épargné. Les extérieurs sont toujours enchanteurs, mais les intérieurs manquent de richesse. Le travail sur l'animation est moyen : autant les larbins ont une gestuelle développée et convaincante, autant celle de l'Overlord manque de naturel.
Néanmoins, cela reste un peu pauvre pour de la Playstation 3, surtout quand celle-ci possède déja un magnifique Oblivion dans son catalogue.

Jouabilité : 15/20
Jouir d'une bande de galopins dévastateurs pour faire tout le boulot de tyran à sa place est un plaisir que l'on croit d'abord sans fin, avant de commencer à s'ennuyer devant la répétitivité des quêtes et le manque d'aptitudes de l'Overlord lui-même. Heureusement, l'apparition de plusieurs types de larbins et le développement de son avatar par le biais de la fonderie permettent au titre de se relancer efficacement, jusqu'à ressembler à un mini STR lors des combats. Et le challenge est enfin au rendez-vous grâce au mode de difficulté légendaire.

Durée de vie : 13/20
La durée de vie était certainement le point faible d'Overlord, avec une douzaine d'heures de jeu affichées au compteur pour boucler l'aventure principale et les rares quêtes annexes, sans compter les quelques modes multijoueurs anecdotiques. Grâce au contenu additionnel de Raising Hell, cette version PS3 s'en sort un peu mieux, en nous proposant de descendre dans les royaumes souterrains.

Bande son : 16/20
Les musiques orchestrales, flamboyantes envolées baroques toujours à la limite de la caricature, créent souvent un contraste avec le loufoque de la situation : un gros métalleux qui défonce des petits bonshommes (ou des moutons). Tout simplement excellent, d'autant plus que le titre n'est pas trop bruyant et sait réserver de longues plages de silence. Rien à dire sur les bruitages, parfaitement reproduits. Et mention très bien aux doublages français, colorés, marquants, naturels. On rêve de voir ce genre de professionnalisme devenir la norme.

Scénario : 15/20
Prenez la fin du Seigneur des Anneaux et imaginez un instant que Sauron se relève de ses cendres. Essayez maintenant de visualiser la dégénérescence des Terres du Milieu après le départ des sages : elfes indolents, hommes idiots, nains boulimiques. Vous tenez le gros du propos d'Overlord. Porté par un excellent character design et quelques gags tout à fait savoureux, cet humour parodique, dans la lignée du Disque-Monde de Pratchett, fait souvent mouche. Accessoirement, les larbins décrochent une nouvelle fois le titre de méchants les plus drôles et attachants de l'année.


Les + :
• Visuellement réussi
• Univers plein de charme et d'humour
• Tuer, piller, détruire
• Gameplay rafraîchissant
• Le contenu Raising Hell
• La mini-carte
• Une VF très correcte


Les - :
• Problèmes de fluidité
• Moins tactique que prévu
• Petits soucis de caméra
• Reste assez dirigiste malgré tout
• Quelques phases très répétitives


Verdict : 14/20
Overlord était un bon jeu, Overlord : Raising Hell reste un bon jeu, pas de doute là-dessus. On pourra toujours regretter son positionnement tarifaire trop peu agressif, c'est le moins qu'on puisse dire pour un jeu qui n'est après tout que du réchauffé. Mais on se laisse facilement emporter par son univers parodique, par ses larbins attachants, par son gameplay varié, qui en font une expérience unique, à vivre pour le meilleur et surtout pour le pire !

# Posté le mardi 24 juin 2008 16:47

Test de Crisis Core : Final Fantasy VII (PSP)

Final Fantasy VII fête cette année ses 10 ans d'existence. Quel que soit le rôliste qui s'y est essayé, ce titre l'a inévitablement marqué. En bien ou en mal, peu importe car c'est avec ce volet au chiffre porte-bonheur que Squaresoft a reconsidéré sa politique.
Chaînon manquant de l'histoire de Final Fantasy VII, Crisis Core revient sur les sept années qui ont précédé les événements que l'on connaît. Masquée dans l'ombre de Cloud, la personnalité téméraire de Zack transparaît enfin au grand jour et parvient presque à éclipser l'aura diabolique du grand Sephiroth. De son origine à sa brutale conclusion, l'histoire de celui qui est sans doute le véritable héros de FVII nous est livrée comme un testament.


Graphismes : 18/20
Une réalisation de très haute volée qui déçoit uniquement par son manque d'inspiration au niveau du level-design. Les personnages inédits réalisent l'exploit de se rendre aussi charismatiques que Zack, Cloud et Sephiroth, et les séquences en CG sont dignes d'Advent Children.

Jouabilité : 16/20
Malgré son côté linéaire et ses quelques problèmes de caméra, le gameplay s'avère plus jouissif et moins limité qu'il n'y paraît au début, surtout si on prend à peine de fusionner les matérias pour se construire un jeu surpuissant. Le système de combat gagne ainsi en intérêt à mesure que l'on acquiert des matérias de plus en plus nombreuses et variées.

Durée de vie : 18/20
La difficulté est dosée de manière à rendre possible l'accomplissement de la trame principale sans obligation de fusionner les matérias ou de passer du temps dans les missions secondaires. La durée de vie peut ainsi aller de 15 heures pour la quête principale au triple si vous voulez faire les 300 missions optionnelles.

Bande son : 15/20
La plupart des musiques sont des reprises des thèmes cultes de FFVII dans des versions souvent magnifiques, accompagnées de morceaux inédits qui donnent une vraie personnalité au titre.

Scénario : 16/20
Traité de manière inattendue et complexe, le scénario de Crisis Core gravite autour des implications du projet Jenova et revient sur l'aliénation de Sephiroth et le destin de Zack de façon magistrale.


Les + :
• Impressionnant techniquement
• Script convaincant
• Très bonne mise scène
• Système de combat et de Materia
• Réalisation au top
• Héros charismatiques

Les - :
• Trop linéaire
• Un peu trop bourrin
• Level design claustrophobique
• L'aspect collection

Verdict : 17/20
Crisis Core évite aisément le naufrage ludique qu'était Dirge of Cerberus, c'est incontestable. Cela n'en fait pas pour autant une grande réussite, loin de là. Trop linéaire dans son déroulement qui se limite à la formule "couloirs / combats bourrins / cinématiques", Crisis Core : Final Fantasy VII ne pourra s'adresser qu'aux fans de Final Fantasy VII avides de retrouver un univers qui les a fait rêver. Faire vibrer la corde sensible, titiller la fibre nostalgique sont les principaux arguments de ce titre qui pourrait tout juste passer pour un bon titre sans son enrobage Final Fantasy VII. Par ailleurs, certains choix dans le game design ne plairont pas au plus grand nombre. Reste que l'objectif principal de cet opus est atteint, et nous fait partiellement oublier cette indigeste Compilation of Final Fantasy VII.
Véritable leçon d'exploitation de licence, Crisis Core est un titre qui fera date sur la PSP, au moins techniquement. Ludiquement assez disparate, il fait la part belle aux références, oubliant la cohésion ludique : il y a certes à boire et à manger dans ce titre, mais sur des tables différentes. Le joueur s'extasiera devant les superbes cinématiques, il tremblera pendant les combats au système original, il adorera expérimenter les fusions de Materia et découvrir toutes les invocations cachées dans les diverses missions. Mais toutes ces activités manquent de liant, ce qui laisse un petit arrière-goût de fourre-tout à ce coeur de crise. Ce n'est pas un grave défaut en soi, mais à force de se concentrer sur la partie véritablement ludique du jeu, à savoir les missions alternatives, il y a un risque de perdre de vue le scénario, qui est pourtant l'aspect justifiant l'achat à la base. Techniquement par contre, le jeu est idéal pour en mettre plein la vue à son voisin, et reste un régal indiscutable pour la rétine. Beau et riche, Crisis Core n'est pourtant pas à conseiller à n'importe qui, car se lancer dans l'aventure sans connaître le précédent volet sera synonyme de se priver d'une partie de l'intérêt du titre. Voici donc un titre qui, de par sa construction, est assez difficile à appréhender pour les néophytes. Aux anciens par contre, on ne peut que conseiller ce flash-back qui remplit parfaitement sa mission.

# Posté le mardi 24 juin 2008 16:16

Test de Alone in the Dark (PS3-X360-PS2)

Il était temps ! Après plus de quatre ans de développement, Alone in the Dark peut enfin voir la lumière du jour. Annoncé depuis plusieurs années, maintes fois repoussé, le rejeton des studios lyonnais Eden Games souhaite tirer un trait sur le passé et repartir sur de bonnes bases. Si l'intention est là et saluable, le résultat est malheureusement loin d'être convaincant.
Parfois, quelques lignes suffisent pour résumer un jeu et ce qu'on en pense. Pour Alone in the Dark, c'est différent. Tout n'y est pas parfait, mais globalement, il avait tout pour nous combler : réalisation correcte, très bonnes idées de gameplay, présentation innovante... Mais la jouabilité, approximative, lourde et pénible, ruine le plaisir que tout le reste nous laissait entrevoir. De quoi être déçu.


Graphismes : 15/20
On oscille souvent entre le bon (quelques décors comme le Central Park dévasté, les éclairages) et le oins bon (modélisation des personnages, patine brillante omniprésente...), ce qui nous donne une impression mitigée. A cela, rajoutons quelques "monster-design" à l'ouest et pas mal de bugs de collision pour légitimer cette note qui ne tiendra pas compte de la comparaison avec le prochain Resident Evil 5 afin de ne vexer personne.

Jouabilité : 13,5/20
Il est regrettable que la rigidité de Carnby nous oblige le plus souvent à jouer en vue subjective tout comme le fait de devoir systématiquement brûler les ennemis qui lasse un peu à la longue. L'idée de la création d'objets est une bonne chose même si on souffle un peu après quelques allers/retours entre l'action à proprement dite et notre veste faisant office d'inventaire. Cette astuce est d'ailleurs très bien vue et permet une immersion bien plus efficace. Enfin, on saluera le savant mélange entre action, plates-formes et énigmes qui offre à Alone in The Dark une véritable personnalité. Dommage que le soft, avec ses nombreux bugs et autres approximations, ait parfois des allures de "version non finale".

Durée de vie : 9/20
C'est le (plus) gros point faible du jeu.
La volonté d'Eden de proposer une expérience proche d'une série TV se caractérise par une aventure chapitrée en huit épisodes qu'il est possible de débuter séparément. Si cette orientation "grand public" pourra étonner, elle a le mérite d'éviter aux joueurs de criser devant une énigme ou un affrontement retors. Au bout du compte, si vous ne cédez pas aux sirènes de la facilité, il vous faudra entre 8 et 9 heures pour voir le bout du chemin.

Bande son : 16/20
Le doublage français sonne juste la plupart du temps mais ce qui donne de la texture musicale à Alone in The Dark se situe au niveau de la bande-son d'Olivier Dérivière. L'artiste nous gratifie d'ambiances musicales délectables (chères à Kenji Kawaï) dont la qualité de la composition n'a d'égale que l'orchestration majestueuse appuyés par le timbre envoûtant des choeurs du Mystère des voix bulgares.

Scénario : 11/20
Rendre hommage au tout premier Alone in The Dark était une riche idée qui est ici mal exploitée. Le peu de personnages centraux et de cinématiques ne permet pas aux dialogues cousus de fil blanc de tenir le joueur éveillé. Dommage d'autant plus que le lieu de l'intrigue, Central Park, n'apporte rien de bien concret au scénario de l'histoire. Néanmoins, à défaut de Dana Barrett et de Vigo, on devra tout de même affronter Lucifer... Excusez du peu !


Les + :
• Nombreuses manières de combattre
• Présentation en épisodes vraiment efficace
• Mise en scène dynamique
• Réalisation réussie
• Excellente bande-son
• De bonnes idées...

Les - :
• ...mal exploitées
• Jouabilité complètement ratée
• Gameplay lourdaud
• Textures parfois simplistes
• Un peu court

Verdict : 12/20
On espérait peut-être trop de ce Alone in The Dark qui se sera fait attendre. Bien que proposant moult bonnes idées lui conférant un véritable charisme, cet opus s'englue souvent dans des mécaniques de jeu trop lourdes plombées par divers bugs et autres approximations de gameplay. Pour autant, le travail d'Eden est très honnête même si on regrettera que l'aventure connaisse pour chaque "haut" un "bas" malgré quatre longues années de développement. Si cette énigme ne risque pas d'être résolue de si tôt, vous pouvez néanmoins tenir la main d'Edward pour tenter de résoudre toutes les autres afin de percer un mystère vieux d'un siècle.

# Posté le mardi 24 juin 2008 14:45

"Allo Raymond" par Daniel Trezeguet

Découvrez le 2e titre de Daniel Trezeguet, un peu moins bien que le premier.

# Posté le dimanche 22 juin 2008 18:40

Test de Top Spin 3 (PS3, X360)

Graphismes : 15,75/20
Top Spin 3 fait plutôt pâle figure à côté d'un Virtua Tennis 3. Le tout est assez terne, fade et manque cruellement de détails. Si ces couleurs ont le mérite de se rapprocher davantage de la réalité, les rares effets sont parfois manqués, notamment sur terre battue. La modélisation des joueurs laisse elle aussi à désirer. Pourtant, l'éditeur mis à disposition du joueur pour créer son avatar est très fouillé. En revanche, les animations sont un petit régal. Cela suffit largement à compenser la technique quelque peu discutable du jeu. L'autre note positive concerne les visages, rougis par la chaleur et suant de fatigue.

Jouabilité : 19/20 ou 8/20
Top Spin 3 est largement aussi bluffant que Virtua Tennis 3. Son gameplay très orienté simulation permet au genre de posséder enfin une référence réaliste qui va sans aucun doute avoir la préférence des connaisseurs. Très difficile, parfois même frustrant, ce titre possède la panoplie complète de la simulation, que ce soit au niveau des coups, du placement ou des tactiques. Une variété et une profondeur de jeu qui font de Top Spin 3 un vrai petit bonheur.

Durée de vie : 15/20
En plus d'être bon, Top Spin 3 dure. Le mode Carrière progressif, les nombreux tournois jouable, le niveau de difficulté de l'IA et le multijoueur à quatre en ligne ou sur la même machine suffisent largement à faire de lui un titre complet. La seule déception concerne le faible nombre de joueurs et joueuses professionnels jouables. Ils ne sont qu'une vingtaine.

Bande son : 16/20
Voilà un titre qui sait faire monter la sauce en créant une atmosphère propre à chaque court. Si les manifestations des joueurs ou du public sont quelquefois maladroitement calées et trop isolées, elles demeurent au final correctes, sans plus. La tracklist de son côté est qualité bien que peu variée avec des artistes comme Franz Ferdinand ou Jamiroquai.


Note Générale : 18,5/20
Top Spin 3 est un jeu de tennis hors norme. Il prend le risque de rebuter les joueurs habitués à la simplicité pour gâter les amoureux de simulation, de longs échanges et de stratégies de jeu poussées. Si la technique n'a guère progressé depuis deux ans et Top Spin 2, le gameplay est de son côté passé à la génération suivante. Pour notre plus grand plaisir.

# Posté le dimanche 22 juin 2008 18:31