Graphismes : 14/20
Le rendu, dopé aux effets next-gen, met en scène les décors typiques du fantastique occidental. Le champêtre aux mille fleurs répond au sous-bois bleuté des Elfes, les terres brûlées par les sillons de lave précèdent des cités médiévales fortifiées, aucun environnement cliché ne vous sera épargné. Les extérieurs sont toujours enchanteurs, mais les intérieurs manquent de richesse. Le travail sur l'animation est moyen : autant les larbins ont une gestuelle développée et convaincante, autant celle de l'Overlord manque de naturel.
Néanmoins, cela reste un peu pauvre pour de la Playstation 3, surtout quand celle-ci possède déja un magnifique Oblivion dans son catalogue.
Jouabilité : 15/20
Jouir d'une bande de galopins dévastateurs pour faire tout le boulot de tyran à sa place est un plaisir que l'on croit d'abord sans fin, avant de commencer à s'ennuyer devant la répétitivité des quêtes et le manque d'aptitudes de l'Overlord lui-même. Heureusement, l'apparition de plusieurs types de larbins et le développement de son avatar par le biais de la fonderie permettent au titre de se relancer efficacement, jusqu'à ressembler à un mini STR lors des combats. Et le challenge est enfin au rendez-vous grâce au mode de difficulté légendaire.
Durée de vie : 13/20
La durée de vie était certainement le point faible d'Overlord, avec une douzaine d'heures de jeu affichées au compteur pour boucler l'aventure principale et les rares quêtes annexes, sans compter les quelques modes multijoueurs anecdotiques. Grâce au contenu additionnel de Raising Hell, cette version PS3 s'en sort un peu mieux, en nous proposant de descendre dans les royaumes souterrains.
Bande son : 16/20
Les musiques orchestrales, flamboyantes envolées baroques toujours à la limite de la caricature, créent souvent un contraste avec le loufoque de la situation : un gros métalleux qui défonce des petits bonshommes (ou des moutons). Tout simplement excellent, d'autant plus que le titre n'est pas trop bruyant et sait réserver de longues plages de silence. Rien à dire sur les bruitages, parfaitement reproduits. Et mention très bien aux doublages français, colorés, marquants, naturels. On rêve de voir ce genre de professionnalisme devenir la norme.
Scénario : 15/20
Prenez la fin du Seigneur des Anneaux et imaginez un instant que Sauron se relève de ses cendres. Essayez maintenant de visualiser la dégénérescence des Terres du Milieu après le départ des sages : elfes indolents, hommes idiots, nains boulimiques. Vous tenez le gros du propos d'Overlord. Porté par un excellent character design et quelques gags tout à fait savoureux, cet humour parodique, dans la lignée du Disque-Monde de Pratchett, fait souvent mouche. Accessoirement, les larbins décrochent une nouvelle fois le titre de méchants les plus drôles et attachants de l'année.
Les + :
• Visuellement réussi
• Univers plein de charme et d'humour
• Tuer, piller, détruire
• Gameplay rafraîchissant
• Le contenu Raising Hell
• La mini-carte
• Une VF très correcte
Les - :
• Problèmes de fluidité
• Moins tactique que prévu
• Petits soucis de caméra
• Reste assez dirigiste malgré tout
• Quelques phases très répétitives
Verdict : 14/20
Overlord était un bon jeu, Overlord : Raising Hell reste un bon jeu, pas de doute là-dessus. On pourra toujours regretter son positionnement tarifaire trop peu agressif, c'est le moins qu'on puisse dire pour un jeu qui n'est après tout que du réchauffé. Mais on se laisse facilement emporter par son univers parodique, par ses larbins attachants, par son gameplay varié, qui en font une expérience unique, à vivre pour le meilleur et surtout pour le pire !
