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# Posté le mercredi 01 octobre 2008 13:56

Modifié le mercredi 01 octobre 2008 14:33

Test de Battlefield : Bad Company (PS3, X360)

Si la réputation de la série Battlefield n'est plus à faire pour les joueurs PC, elle a encore un peu de travail sur consoles. Telle est donc l'assignation du spin-off Bad Company, uniquement disponible sur PlayStation 3 et Xbox 360 et toujours développé par les Suédois de Digital Illusions CE. Déjà saturées de titres du genre, les deux machines pourraient accueillir cet énième jeu de guerre avec la retenue des blasés, mais l'assaut de Battlefield est tellement violent que l'on voit mal comment rester de marbre. Les FPS guerriers auraient-ils trouvé leur maître ?

Malgré le brillant passé online de la série Battlefield, cet épisode a choisi de penser aux joueurs solitaires en faisant une large place à une vraie campagne solo dans son menu. DICE ne s'est cependant pas franchement embarrassé d'une scénarisation à outrance de ce mode et nous balance plus ou moins directement en pleine guerre entre les États-Unis et la Russie, et dans la peau d'un certain Preston Marlowe, un type peu fréquentable assigné dans le 222ème bataillon de l'armée américaine, celui des rebuts et des vauriens, autrement appelé Bad Company. Pour faire simple, ce sont les simplets dont l'armée se contrefout et qui sont envoyés en première ligne, si possible avec une mission bien suicidaire. Pour une fois, les "héros" d'un FPS militaire sont donc loin des beaux gosses hollywoodiens à la Medal of Honor. Si Preston et son sergent peuvent être considérés comme à peu près normaux, c'est loin d'être le cas de leurs deux frères d'arme qui n'ont pas vraiment inventé la poudre. Les cut-scenes ne manquent d'ailleurs pas de le rappeler et n'hésitent jamais à injecter une dose d'humour et de second degré dans un cadre a priori sérieux. DICE ne se prend ainsi jamais vraiment au sérieux, ce qui donne une légèreté très agréable au jeu, sans pour autant tomber dans les vannes grassouillettes de Army of Two. Les doublages français sont qui plus est très réussis, si l'on excepte l'éternel souci de synchronisation labiale.

Mais dans Bad Company, on n'est pas là que pour la rigolade. C'est avant tout un FPS guerrier assez classique avec ses usines à dégommer, ses pièces d'artillerie à faire taire, ses villes à libérer et ses soldats ennemis à dégommer par brouettes entières. La maniabilité est évidemment comparable à celle de la concurrence avec néanmoins une souplesse et une réactivité très appréciables. La comparaison avec Call of Duty 4 est d'ailleurs assez inévitable, surtout lors de certains niveaux qui se déroulent également dans des petits villages perdus dans la campagne russe. Néanmoins, Bad Company se démarque sensiblement du titre d'Infinity Ward par la taille impressionnante des aires de jeu. Champs, forêts, rivière, hameau paysan... Les environnements sont aussi vastes que crédibles et, qui plus est, très bien pensés, autorisant de ce fait le joueur à passer à l'attaque de la manière dont il le souhaite. Un plus stratégique non négligeable qui va également de paire avec l'une des grandes forces du jeu : la destructibilité des décors.

Bad Company propose, en effet, les champs de bataille les plus crédibles jamais créés pour ce genre de jeu. Il suffit d'une grenade pour s'en rendre compte : le moindre arbre, mur ou barricade vole littéralement en éclats à chaque explosion. Avec un bon lance-roquettes, on peut ainsi transformer une petite masure douillette en ruines fumantes en quelques tirs. Il faut le voir pour le croire. Cela n'a peut-être l'air de rien dit comme ça, mais au-delà du sacré défouloir que cela représente, ce réalisme change également pas mal la configuration des combats. C'est d'ailleurs bien résumé par l'un de vos coéquipiers au début de l'aventure : "s'il n'y a pas de porte, tu as qu'à en faire une !". On peut de fait se frayer son propre chemin à travers les décors en quelques tirs bien placés - beaucoup d'armes du jeu sont équipées d'un lance-grenades et l'on trouve assez aisément des munitions. Il est donc on ne peut plus facile de pénétrer dans les retranchements ennemis par n'importe quel côté et de dézinguer à tout va en profitant de l'effet de surprise.

Mais cette fragilité des décors a pour autre conséquence de rendre n'importe quel couvert potentiellement destructible. En d'autres termes : on n'est jamais vraiment à l'abri dans Bad Company. Cela vaut bien sûr pour les ennemis qu'il est facile de déloger en jouant les brutes, mais cela vaut également (surtout ?) pour nous. Car les Russes qui nous font face ne font pas vraiment dans la dentelle et n'hésiteront jamais à employer les grands moyens pour vous atteindre. Ils peuvent évidemment compter sur leurs RPG, mais également sur des blindés solides et violents et même sur des hélicoptères lourdement armés et très tenaces. Heureusement, vous pourrez, vous aussi, grimper dans des jeeps, des tanks et même quelques bateaux et compter sur vos camarades pour arroser les ennemis depuis les tourelles qui se trouvent dessus. Lesdits véhicules sont, qui plus est, tout aussi contents de pouvoir défoncer certains éléments des décors et fuser à travers champ sans réelle contrainte. Néanmoins, il est un peu dommage que certains murs porteurs restent insensibles à nos attaques. Ainsi, si l'on peut dégommer copieusement tout un tas de choses, les maisons ne pourront jamais être totalement réduites à l'état d'insignifiants gravats. Dommage.


Grâce à l'excellent travail de DICE, les combats de Bad Company sont donc vraiment acharnés et surtout particulièrement explosifs. Ils sont d'ailleurs parfaitement épaulés par la réalisation. Le rendu final n'atteint peut-être pas tout à fait celui d'un Call of Duty 4, plus riche en détails, mais le rapport entre la qualité des graphismes, la taille des maps, l'imperturbabilité du frame rate et la destructibilité des décors est tout simplement impressionnant. Vraiment, Bad Company impose le respect, même si les environnements restent assez répétitifs. De même, le rendu visuel est légèrement perturbé par un effet granuleux dont les développeurs auraient pu se dispenser. On saluera, par contre, le travail réalisé sur les bruitages particulièrement saisissants. Ils donnent beaucoup de dynamisme à l'ensemble et renforcent le réalisme du jeu par tout un tas de petits détails qui impliquent encore mieux le joueur sur le champ de bataille.


Avec un tel gameplay et une telle réalisation, Bad Company n'a en tout cas aucun mal à rendre sa campagne acharnée et prenante. Les missions en elles-mêmes n'ont rien de particulièrement original, la mise en scène - compte tenu des environnements ouverts - n'est pas chargée de scripts spectaculaires dans les sens, mais la nervosité des combats suffit amplement à contenter nos envies de guerre. On n'aurait, bien sûr, pas craché sur des ennemis plus intelligents, car ceux-ci ont un peu de mal à se mettre correctement à couvert ou à tenter vaguement de sauver leur peau. De même, leur tendance à toujours vouloir nous prendre pour cible - alors même que nos coéquipiers sont totalement à découverts et en train de les arroser sans vergogne - pourra irriter certains joueurs.


Mais, bien sûr, Bad Company n'est pas un Battlefield pour rien et le mode online qu'il propose réserve également bien des moments de plaisir aux amateurs de guéguerre. C'est simple : on n'avait pas vu mode aussi prenant depuis Call of Duty 4. Pouvant accueillir jusqu'à 24 joueurs, le multijoueur promet des batailles terribles et explosives. Si les fans de la série seront heureux de pouvoir finalement télécharger le fameux mode Conquest qui a fait les belles heures de Battlefield, il y a fort à parier que le mode Goldrush saura les tenir en haleine pendant de longs et nombreux moments. Le principe y est simple : une équipe de joueurs doit attaquer un point précis de la map, tandis que l'autre devra le défendre coûte que coûte. Contrairement au Conquest, le but est donc ici de regrouper l'action sur un périmètre restreint et donc, forcément que ça pète lourdement et copieusement. Comme en plus on pourra grimper dans bon nombre de véhicules ou profiter des tourelles disposées çà et là sur des zones très bien construites, les joutes n'en seront que plus violentes. Les joueurs pourront choisir avant chaque respawn l'une des zones où il souhaite réapparaître (pour être au plus près de l'action), mais également la classe de leur petit soldat (Assaut, Reconnaissance, Spécialiste, Démolition et Support) avec chacun ses propres armes et spécialités. Bref, DICE ne faillit vraiment pas à sa réputation en la matière et le mariage du gameplay destructeur et du multi est aussi explosif que jouissif.

Verdict : 18/20
Si l'on devait ne retenir qu'une seule des qualités de Bad Company, ce serait sans aucun doute le réalisme de ses champs de bataille. Grâce à un impressionnant travail, Digital Illusions CE réussit en effet à nous proposer des maps particulièrement vastes et détaillées sur lesquelles à peu près tout est destructible. Son gameplay de FPS militaire a priori assez classique s'en trouve du coup sérieusement dopé. Dénicher un coquin bien planqué dans son bunker, exploser le mur d'enceinte d'un campement pour surprendre l'ennemi, tout devient possible... et terriblement fun. Bad Company ne propose peut-être pas des graphismes aussi impressionnants que Call of Duty 4, mais il sait se montrer prenant et spectaculaire d'une façon certes différente mais toute aussi efficace. Avec en plus un mode online complet, bien pensé et explosif, Bad Company a vraiment tout pour séduire les amateurs du genre. Bref, voilà un jeu qui porte décidément très mal son nom.

Les plus...
Les moins...
Gameplay souple et agressif
L'I.A. de certains ennemis en solo
On peut tout péter
Bruitages saisissants
Maps vastes et bien conçues
Missions classiques
Le multi

# Posté le vendredi 05 septembre 2008 12:24

Classement Fifa du mois

La FIFA vient d'annoncer son traditionnel classement mensuel des meilleures nations du monde. Pas de changement en tête avec l'Espagne qui garde le leadership. Le reste du podium est toujours complété par l'Allemagne et l'Italie, mais les champions du monde transalpins ont repris la deuxième place aux Allemands.

La France gagne une place et passe de la douzième à la onzième place. Sans doute à cause de sa victoire en Suède (3-2). Sinon dans le top 10, la plus forte progression revient à la Turquie qui fait un bond de trois places pour pointer son nez au dixième rang.

Le classement (entre parenthèses, le classement du mois antérieur) :

1 (1) Espagne 1 565 points

2 (3) Italie 1 339

3 (2) Allemagne 1 329

4 (4) Pays-Bas 1.295

5 (5) Croatie 1 266

6 (6) Brésil 1 255

7 (7) Argentine 1 230

8 (8) République Tchèque 1 134

9 (9) Portugal 1 120

10 (13) Turque 1 033

... 11 (12) France 1 019

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 09:16

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 15:56

Preview de Killzone 2 (PS3)

Avec sa mise en scène digne d'un blockbuster hollywoodien, Killzone 2 sur PS3 est un jeu de tir à la première personne traitant du conflit opposant humains et helghasts. Arpentez les niveaux avec votre escouade et tirez sur tout ce qui bouge en affrontant périodiquement des boss suréquipés qui tenteront de vous cribler de balles ou d'autres projectiles qui font mal.

Compris dans le package de tout FPS qui se respecte, le multijoueur sera bien entendu l'un des garants de la durée de vie de Killzone 2. L'un des titres-événements de la PlayStation 3 était de retour dans les allées du Leipziger Messe, et après une présentation détaillée des fondamentaux, il fut même possible de prendre en main la bête pour deux, trois frags en terre allemande. Impressions.



Développé en parallèle de la campagne solo, le multi de Killzone 2 reprendra les meilleurs éléments de la concurrence pour mieux se les approprier. Il sera même l'un des rares sur console à autoriser le renfort de bots, à la fois pour remplir les parties en ligne, mais aussi pour s'entraîner offline avant de se lancer dans le grand bain. Comme Team Fortress 2, Killzone 2 offrira plusieurs types de classes, six en l'occurrence, ici représentées par un système de badges. Ingénieur, Tacticien, Medic, Scout, Assaut ou Saboteur, chacune de ces classes réserve une capacité principale et une secondaire. Il sera surtout permis de combiner les classes, et donc les skills, pour donner lieu à des métissages. Ainsi l'ingénieur / medic pourra à la fois poser des tourelles de défense et porter assistance aux blessés, tandis que le scout / tacticien sera d'un grand secours en profitant de sa mobilité pour offrir des points de respawn privilégiés aux partenaires de son escouade. Au sujet des mécaniques de spawn, Killzone 2 permettra de scruter les environs à l'aide d'une caméra de surveillance, pour éviter de se retrouver propulsé derechef dans le feu de l'action. L'un des membres de l'équipe pourra se revendiquer chef d'escouade, et permettre à ses sous-fifres de revenir sur le champ de bataille directement à l'endroit où il se trouve, à la Battlefield 2. Quatre joueurs forment une escouade, capables de communiquer entre eux avec le micro ; huit escouades forment une faction. Un principe qu'il faudra certainement savoir exploiter au mieux suivant la mission assignée. En effet, le type de mission peut changer à chaque objectif accompli, ce qui oblige à un maximum de polyvalence, et à d'éventuels changements de classe en cours de partie.

Killzone 2 promet d'offrir de nombreuses options pour personnaliser ses parties, malgré ses huit maps annoncées de base, et cinq missions, qui reprennent les grands classiques des FPS en multi sous différents noms (Body Count pour le deathmatch, Capture the Dead pour le ctf). Une batterie de filtres plus complète que d'habitude est naturellement prévue pour limiter l'utilisation de certaines classes, minuter le temps d'explosion des mines, et ainsi de suite. Enfin, un gros FPS digne de ce nom ne serait rien sans un site communautaire hyper complet avec statistiques détaillées, infos de clans, tournois (jusqu'à 256 clans engagés), etc. Un système de pari est même prévu avant la rencontre pour mettre en jeu sa réputation, sur la table. Bref, tout est mis en place pour inciter les joueurs à passer des heures connectées sur le PlayStation Network. Tout ?

Manette en main, force est de reconnaître que le multi de Killzone 2 n'était pas plus emballant que cela. Il faut dire qu'une petite session de ce genre ne se prête guère à une exploration en profondeur des finesses du gameplay et des classes. Surtout face à une équipe de Guerrilla expérimentée capable d'aligner les cibles de journalistes, même en retenant ses assauts. Entre le frame rate instable et la sensibilité un rien flottante, qu'il sera heureusement possible de calibrer dans la version finale, viser proprement tenait de la gageure. Comme le jeu multiplie les effets visuels en permanence pour immerger le joueur dans l'action, notamment les mouvements de caméra quand votre soldat recharge ou se fait tirer dessus, maintenir la cible en joue était déjà un exploit en soi. Bref, on a connu des multis plus nerveux à la manette. Killzone 2 parvient malgré tout à maintenir un certain niveau de détails graphiques à plusieurs, même si le solo reste un cran au-dessus. On préférera donc attendre un contact prolongé avec le multi de la bête pour s'assurer que le ramage se rapporte au plumage.

Bref, graphiquement, Killzone 2 est beau, c'est indéniable, mais une sorte de flou permanent (motion blur ?) nous retiendra de crier au génie. A l'instar du premier opus sur PlayStation 2, recouvert d'un grain vidéo horrible, Killzone 2 prend le parti de proposer une image stylée à défaut de la rendre lisible. A titre d'exemple, sachez que chaque balle tirée produit une certaine quantité de fumée en sortie de canon. Le hic, c'est que si vous faites feu avec un fusil mitrailleur en mode zoom, la fumée vous empêche de voir votre cible, après seulement deux balles tirées. Immersion à l'extrême ou fausse bonne idée, à vous de voir. Quoi qu'il en soit, Killzone 2 est un jeu à ambiance comme on en fait peu, marchant sur les traces d'un Call Of Duty 4, l'une des meilleures ventes de l'année 2007, excusez du peu.


Editeur : Sony
Développeur : Guerilla
Type : FPS
Support : Blu-ray
Multijoueur : 2-32 joueurs en ligne
Sortie France : Février 2009
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# Posté le mercredi 03 septembre 2008 08:39